Salutation à vous !

Bonjour, bonjour, à vous. Bienvenue sur Ado 4V1, un site non scientifique, avec aucune étude citée (que des ouï-dire, un peu d’amour et d’expériences personnelles). Vous voici à l’inauguration de notre site (ce qui est génial, c’est que vous n’êtes pas obligé d’y être en direct ! vive l’écriture et le web). Donc, un gros bonjour […]

La mode du minimalisme

Tout le monde parle ces temps-ci de minimalisme, de vivre simplement, etc., etc.

Certains prônent le lagom (?), un mode de vie scandinave qui est à la limite du minimalisme (selon ce que j’ai entendu dire). Ne pas parler de minimalisme dans la description de leur « lifestyle » permet de ne pas faire peur à leurs futurs adhérents. Ne vous inquiétez pas, ce n’est pas minimaliste, c’est « juste assez ».

Mais… c’est ça, le minimalisme.

Pourquoi a-t-on si peur de ce mot qu’on le remplace par “juste assez”, sans même tenter (bien souvent) d’expliquer ne serait-ce ce que c’est que le minimalisme ?

Ça fait un moment que je suis ce mouvement alors que je crois être capable de vous en faire un topo.

Le minimalisme, c’est :

Un mode de vie qui s’applique au quotidien, autant dans les relations que dans les habitudes de consommation. Il s’agit de ne garder dans sa vie et de n’accepter dans sa vie que des choses qui y ajoutent de la valeur. Ne pas garder des choses ou des relations nuisibles ou inutiles et encombrantes. Le minimalisme, c’est désencombrer sa vie, trouver le “juste assez”.

Il ne s’agit pas de vivre dans la pauvreté. Il ne s’agit pas de n’avoir qu’une chaise et un matelas de sol et une cuisinette et une salle de bain dans la même pièce. Il ne s’agit pas d’avoir un garage double non plus, on s’entend.

Il s’agit de réellement trouver l’équilibre entre trop et pas assez, en tendant, oui, vers un “moins, mais de meilleure qualité, c’est mieux”. Des amitiés plus profondes, mais peu nombreuses vs des tas de connaissances ? Le minimaliste tarderait vers le premier choix. Il en va de même dans toutes les sphères de sa vie.

Je ne vois pas en quoi il faudrait avoir peur de désencombrer sa vie. On devrait avoir peur du contraire… L’encombrement coute très cher. Ça coûte de l’énergie, de l’argent, de l’espace, du temps, du stress, etc.

Camoufler le minimalisme, aujourd’hui, je crois, est aussi grave que de camoufler les changements climatiques. La société est, selon moi, clairement aussi malade que le monde en ce moment (peut-être la-t-elle toujours été), mais si le minimalisme pouvait aider ?

Qu’en pensez-vous ?

Minimaliste

J’ai l’impression qu’on a encore peur de toujours manquer de quelque chose. Mes grands-parents ont travaillé fort pour se payer un mode de vie luxueux, mes parents ont grandi avec cette mentalité de travailler pour avoir une situation encore meilleure que leurs parents et, aujourd’hui, alors que le niveau de vie moyen occidental est assez élevé nous cherchons encore à avoir plus.

Les maisons ne cessent de grossir alors que les familles rapetissent… Mais les garages sont si embourbés qu’il n’y a même plus de place pour garer la voiture. Normal, on possède en moyenne 30 000 objets dans sa maison ! Il n’est pas rare de voir plus de télévisions dans une maison qu’il y a d’occupants…

Il y a un problème quelque part. On accumule, encore. Est-ce une mentalité persistante, avoir peur de manquer de quelque chose ? Ou l’« American dream » qui a encore de l’effet ? Ou juste un problème de la société capitaliste de consommation dans laquelle nous vivons ? Je n’en sais rien, mais le fait est que l’on peut faire quelque chose contre ce mouvement. Enseigner en donnant l’exemple.

Bienvenue chers amis dans le monde du minimalisme. Le monde où il ne nous manque de rien, mais où on n’a rien en trop. Le monde où tout ajoute une valeur à notre vie et rien ne l’encombre.

Le prochain dossier : minimalisme et éducation d’un citoyen.

Ne me demandez pas pourquoi les deux, ensemble, je trouve juste que ça colle bien.

Un grand philosophe (je ne me souviens plus qui) a dit un jour (je ne sais plus quand) que le plus grand cadeau que l’on puisse faire à ses enfants n’est pas une fortune. Au contraire, accumuler une fortune pour la léguer à ses enfants serait une erreur monumentale. Le plus grand cadeau que l’on […]

Vivre pour travailler, pas vraiment le rêve

Je vous ai promis de parler de vacances pendant un moment, alors voilà : je vous parle de vacances… encore. Mais cette fois, je vais inverser ce que j’ai fait dans le précédent billet. Je vais vous parler de vacances, en vous parlant de travail.

Vous avez très probablement entendu l’expression : travailler pour vivre. Elle est ordinaire et commune. Mais avez vous déjà entendu celle-ci : vivre pour travailler ? Oui ? Non ? Peu importe parce que je vais vous en parler.

J’ai toujours l’impression quand les gens disent qu’ils veulent avoir un bon travail pour bien vivre qu’au final ce qu’ils impliquent c’est qu’ils vont vivre pour travailler et non travailler pour vivre. La différence est grandiose entre les deux. Travailler pour vivre signifie avoir un job ou plusieurs qui te permettent de vivre, c’est-à-dire manger, se loger, se vêtir, avoir du temps pour soi et pour ses amis et sa famille, avoir du temps de loisir (parce que, oui, jouer est considéré comme un instinct primordial chez l’homme), etc. Vivre pour travailler signifie travailler des heures de fou, s’épuiser à s’en rendre malade, ne pas avoir de temps pour soi ni pour les amis et encore moins pour cultiver une passion (autre que le travail), etc. Vous comprenez le point.

De plus en plus, aujourd’hui avec Internet et autres, on découvre de nouvelles façons de travailler. Avant, si on voulait que l’argent rentre quand on ne rentre pas il fallait lancer son entreprise et avoir les moyens de payer des employés ou investir dans l’immobilier à revenu ou écrire des romans/guides ou quelque chose du genre. Aujourd’hui on peut ouvrir une boutique en ligne, donner des cours en ligne, tenir un blogue que l’on préprogramme (par exemple), etc. Les options sont encore plus nombreuses, mais, à mon grand désarroi, c’est encore quelque chose qui fait peur. En effet, les gens avec lesquels je discute ont peur de ce que je leur présente quand je dis que plus tard je veux un site internet où je vendrai des cours, un autre où je parlerai de ma passion pour l’environnement, que je veux écrire des livres, investir à la bourse et dans l’immobilier, enseigner…

Ils doivent se dire : mon dieu, elle ne gagnera jamais sa vie de la sorte ! Rien de tout ça ne rapporte vraiment…

Mais, moi, je ne vois pas les choses ainsi. Mes investissements dans l’immobilier ? S’ils payent la maison, je suis heureuse. Mes sites et mon enseignement ? S’ils payent la bouffe, je suis heureuse. Mes livres et mes investissements à la bourse ? S’ils payent mes loisirs et un voyage par année, je suis heureuse.

Ai-je besoin de plus ? Non. Bon, peut-être, de me vêtir, mais mettons cette dépense et les dépenses de santé réparties un peu partout dans la planification. Et voilà !

Mon point étant, je veux travailler pour vivre et que, ça, malgré là où on en est rendu aujourd’hui, fait souvent peur… À n’y rien comprendre.

La plus triste phrase que j’ai entendue cet été

Cet été, j’ai entendu la même phrase encore et encore et je dois dire qu’elle est la plus triste phrase que j’ai entendue depuis un longtemps. C’est une phrase que j’avais auparavant entendue maintes fois, mais dont je n’avais pas réalisé la portée. Vous l’avez probablement déjà entendu ou même déjà prononcé. C’est une phrase très commune, mais qui désormais me brise le cœur.

Pourquoi maintenant ? Certainement parce que je suis rendu à cette étape dans ma vie où je dois penser à mon avenir professionnel et personnel. Chose ardue, mais qui m’a fait réfléchir au sens de la vie, de ma vie. J’ai compris ce que je veux et ce que je ne veux pas, mais plus encore j’ai compris à quoi je ne voulais pas ressembler plus tard et il est certain que je ne veux jamais prononcer cette phrase désolante :

 

« Ah ! Qu’on est bien en vacances… »

 

Cette phrase à l’apparence toute simple cache beaucoup de sous-entendus. Certains diront : « Mais elle est banale cette phrase, tout le monde aime les vacances ! C’est normal ! » Mais est-ce si normal que ça ?

Ce que cette phrase signifie réellement, selon moi, c’est qu’on est bien quand on ne travaille pas. Or, on travaille le plus clair de son temps. Tout le temps qu’on travaille, on est mal et on attend les vacances avec impatience parce « Ah ! Qu’on est bien en vacances… » ? C’est tout simplement horrible comme façon de penser !

Qu’est-ce que ça signifie au final ? La personne n’aime pas son travail, la personne travaille trop, la personne n’aime pas la routine qu’elle s’est créée, etc. Peu importe ce qui se cache sous cette phrase, ce devrait être changé prioritairement ! On ne passe pas sa vie en vacances, mais on peut faire en sorte que sa vie sente les vacances. Non ?

Alors, normal de préférer les vacances au reste de sa vie ? Peut-être que ce l’est aujourd’hui, mais je ne crois pas que ça devrait l’être. Qu’en pensez-vous ?

Bonjour à tous ! Je reviens tout juste de vacances, les prochains articles aborderont donc ce thème : les vacances. Il est certain que le lien est proche avec les billets sur le travail que vous avez pu lire précédemment sur ce blogue. Ainsi, je vous propose cette semaine de, peut-être, aller les relire pour vous donner […]

Extraverti VS Introverti: une guerre, une compréhension de soi et de l’autre ou une simple classification

C’est la nouvelle mode : classer les gens dans deux catégories précises : les extravertis et les introvertis. Les extravertis « déplacent de l’air ». Les introvertis “s’évanouissent dans l’air”. Les uns prennent de la place, les autres s’efforcent d’en prendre le moins possible.

(Pour plus d’explications et de divertissements : https://www.youtube.com/watch?v=MdG4f5Y3ugk&frags=pl%2Cwn)

Mais qu’y gagnons-nous à nous catégoriser ainsi ? N’est-ce qu’une excuse pour expliquer des défauts, des faiblesses, que l’on ne veut pas surmonter ? Je suis timide, mais ce n’est pas de ma faute, car je suis une introvertie. J’aime un peu trop faire la fête, mais ce n’est pas de ma faute, car je suis une extravertie. Ou est-ce une façon d’apprendre des autres et de mieux les comprendre ? Toi, tu es une introvertie, mais, moi, je suis une extravertie, je vais donc faire attention pour te laisser de la place parce que je sais que tu ne la prendras pas nécessairement d’emblée parce que ça te demande beaucoup d’énergie.

Qu’est-ce, cette catégorisation ? Ces traits distinctifs, peut-on les travailler ou font-ils fondamentalement partie de nous ? Peut-on travailler quelque chose de fondamental à notre personnalité, à la personne que l’on est ?

Comment est-ce que ça se fait que certains « passent entre le papier peint et le mur » et que d’autres soient nés avec des échasses, un costume flamboyant et un porte-voix ?

Je me suis toujours demandé si on nait comme ça ou qu’on apprend à l’être… j’imagine que c’est un peu des deux.

Mais vous, qu’en pensez-vous ?

Peut-on travailler quelque chose de fondamental à son identité ? (2/2)

La réponse négative, maintenant.

On a chacun un noyau dur, inaltérable, qui atteint sa solidité maximum à la maturité psychologique (21 ans ou 25 ans, en fonction des études). Ce noyau est ce qui est fondamental à une personne, son identité. Il équivaut à son architecture de pensée, sa façon de raisonner, sa façon d’être propre. Ce qui fait qu’il est qui il est.

Ce noyau est intouchable, mais une paroi mollasse l’entoure. Et, celle-ci peut être changée. Il s’agit de petites choses qui font qui on est, mais pas essentiellement, pas dans notre nature profonde. Il s’agit du goût vestimentaire, des habitudes de consommations, des pensées, etc. C’est tout ce qui peut changer.

Mais malgré ces changements superficiels, le centre ne bougera pas. Rien ne pourra le faire changer, parce que si la pensée change, la façon de façonner cette pensée ne changera jamais. Non seulement ça, mais il y a des caractéristiques qui font partie de soi qui ne peuvent être changées et sans que l’on devienne un autre. C’est ancré en soi profondément jusqu’à notre mort et rien ne pourra le modifier.

Il y a donc des choses en nous qui peuvent évoluer, que nous pouvons changer, mais rien qui nous est essentiel.

Qu’en pensez-vous ? Y a-t-il parmi vous qui pensez qu’on ne puisse pas travailler quelque chose de fondamental à son identité ?

Peut-on travailler quelque chose de fondamental à son identité ? (1/2)

J’ai eu cette discussion récemment. Il s’ensuit évidemment des réponses très différentes.

On peut penser que oui, pour ces raisons :  

Nos croyances changent régulièrement pour toutes sortes de raison (nouvelle connaissance, nouvelle expérience, etc.). Or, que sommes-nous réellement si nous ne sommes pas la somme de nos pensées ? On est ce que l’on pense (Aristote). Évidemment, cela ne s’entend pas dans le sens où si je dis je suis une fleur, je suis réellement une fleur… mais vous comprenez le principe.

Quand nos croyances profondes changent ou notre façon d’agir, de penser, pour une raison x (une blessure, une mauvaise expérience, l’émergence d’un sentiment néfaste vis-à-vis de soi, une critique constructive, etc.). Tout notre être change.

Ainsi, quelqu’un qui se fait dire que sa manie de changer (démesurément) de personnalité dépendant de la personne avec qui il est (personnalité caméléon) n’est peut-être pas bonne pour lui ni ses relations s’il le veut réellement peut travailler ce point en changeant ses habitudes.

Aristote disait que la vertu est quelque chose qui se pratique, qui s’exerce. Qu’il faut en faire une habitude. Pourquoi ne pas appliquer ce principe à l’ensemble des qualités, des forces et des personnalités ? L’identité de quelqu’un est la manière dont cette personne a l’habitude d’être. Une habitude se change. Ainsi, une identité peut se changer, elle peut évoluer et elle n’est pas complètement figée.

Mais, une réponse positive peut aussi être envisagée pour des millions d’autres raisons. Ceux qui pensent qu’on peut travailler quelque chose de fondamental à son identité, donnez-moi vos raisons en commentaires. J’ai hâte de vous lire 🙂

 

P.S. La réponse négative suit dans le prochain article.