Salutation à vous !

Bonjour, bonjour, à vous. Bienvenue sur Ado 4V1, un site non scientifique, avec aucune étude citée (que des ouï-dire, un peu d’amour et d’expériences personnelles). Vous voici à l’inauguration de notre site (ce qui est génial, c’est que vous n’êtes pas obligé d’y être en direct ! vive l’écriture et le web). Donc, un gros bonjour […]

« Quoi ! pour empêcher l’homme d’être méchant, fallait-il le borner à l’instinct et le faire bête ? Non, Dieu de mon âme, je ne te reprocherai jamais de l’avoir faite à ton image, afin que je pusse être libre, bon et heureux comme toi. C’est l’abus de nos facultés qui nous rend malheureux et méchants. Nos chagrins, […]

« Le doute sur les choses qu’il nous importe de connaître est un état trop violent pour l’esprit humain : il n’y résiste pas longtemps ; il se décide malgré lui de manière ou d’autre, et il aime mieux se tromper que ne rien croire. » – Rousseau, La profession de foi du vicaire savoyarddans L’Émile ou De l’éducation   Ce […]

« Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde » Il y a quelque temps, alors que je faisais des recherches pour le blogue, je suis tombée sur cette citation. Au premier regard, elle ne m’a pas particulièrement accrochée. Pourtant, quelques jours plus tard, je me suis surprise à ne cesser d’y repenser. « Soyez le […]

Le stress du travail parfait

Je veux un travail qui me permet de m’accomplir et de m’épanouir. Je veux un travail avec un bel horaire qui me permet de voyager, mais pas trop, car je veux être présente pour ma famille. Je veux un travail qui paye bien. Je veux un travail qui a une bonne reconnaissance.

Heum… Bonne chance.

Je dirais même bonne déception. Bon stress.

Aujourd’hui, ce n’est pas comme au temps de nos grands-parents. Ils avaient un travail, ils le gardaient toute leur vie. Aujourd’hui, on a le choix. Trop de choix. Mais on a aussi des critères, très sévères. Pour avoir un bon travail, il faut qu’il paye, qu’il ait un super horaire, qu’il nous fasse grandir, etc… (je sais, c’est une redondance visuelle, je ne peux pas écrire et cetera et… l’un après l’autre, mais ça définit bien mon idée alors je vais le laisser comme ça).

C’est horrible, toute cette pression que l’on se met. D’accord pour un travail valorisant. D’accord pour un travail qui te permet de vivre. Mais est-ce qu’on a vraiment besoin de plus ? Tant mieux si on peut tout trouver d’un coup, mais est-ce que le reste ne pourrait pas être comblé par une autre sphère de vie ?

Ce qui te fait voyager, ça pourrait être ta famille, ta passion. Ce qui te permet de devenir une personne accomplie, c’est peut-être tes passe-temps. Pourquoi tout mettre dans le même bateau ?

Mais la question qui est derrière tout ça, c’est davantage : pourquoi la liste ?

Je me suis souvent posé la question : pourquoi les listes ? les listes de trucs à faire avant de mourir, les trucs à acheter à l’épicerie, les films à regarder, les livres à lire, des caractéristiques du travail parfait ou même du partenaire parfait… En faisant une liste trop « stricte », est-ce qu’on ne se prive pas de découvrir mieux, meilleur, que ce que l’on avait pu penser ? Est-ce que l’on ne se crée pas des attentes inatteignables ? Est-ce qu’on ne met pas trop de pression à notre entourage, à nous et à la vie en général ?

Je n’en sais rien. Parfois les listes sont utiles. Comme pour ne pas chercher un film à voir pendant deux heures avant d’abandonner et de finalement aller se coucher sans rien avoir regardé. Mais cette liste, elle existe que pour quand je ne sais pas quoi écouter, quand je ne sais vraiment pas quoi écouter. Sinon, je l’oublie. Je ne pense pas pouvoir oublier si facilement ma liste de caractéristiques du travail parfait, mais peut-être que je devrais. Peut-être que je m’en sentirais mieux. Peut-être que je m’en porterais mieux.

Pourquoi mon travail devrait-il me permettre de voyager ? Pourquoi devrait-il bien payer ? Pourquoi devrait-il me faire grandir ? Pourquoi devrait-il être connexe à l’une de mes passions ? Pourquoi tout en même temps ?

Parce qu’on m’a toujours dit que c’est ça, le bonheur.

Est-ce que le plus qu’on connait de choses, le mieux on se conduit ?

Comme ça, je dirais que non. Je ne sais pas pourquoi, mais je n’ai jamais considéré le « savoir » comme une source de meilleur comportement. Je n’ai jamais considéré le savoir de « masse » comme quelque chose de bien. Il est intéressant de connaitre un tas de trucs, mais je préfère que quelqu’un me parle à fond d’une seule chose (et avec passion) que de million de petites choses.

Mais peut-être que la question n’est pas posée dans son sens individuel ? Peut-être il faudrait y voir un sens plus global qui se joue au niveau de l’humanité tout entière ? Si c’est le cas, connaitre plus de choses est « important » (je le mets entre guillemets parce que je pense qu’il s’agit là d’un jugement qui m’est inculqué par la société et qui ne provient peut-être pas nécessairement de moi). Plus on connait de choses, mieux on peut se comporter. On peut prendre la médecine pour exemple. Maintenant, avec nos connaissances actuelles, on peut mieux réagir face à des situations dont l’issu était la mort assurée dans l’Antiquité, entre autres. On peut sauver des gens de situations qui auraient été graves à une certaine époque, mais qu’aujourd’hui sont considérées comme banales. Ainsi, la connaissance a permis à l’humanité de mieux se conduire. Par contre, je ne peux pas dire que les connaissances aident les hommes à mieux se comporter de façon globale.

Plus nous avons de connaissance, moins il devrait avoir de guerres ? (ça entre dans le fait de « mieux se conduire », non ?)

Alors, est-ce que le plus que l’on connait de choses, le mieux que l’on se conduit ? Meh. Savoir plein de trucs n’empêche pas quelqu’un d’être un douchebag raciste xénophobe patriarcal et polluant. Mais j’imagine que nous avons tous notre vision de ce que c’est que de « bien se conduire »… Ainsi, il devient difficile d’établir les paramètres de la question et d’y répondre.

Alice, dis-moi, selon toi, bien se conduire (en tant qu’humanité), c’est quoi pour toi ?

Quel est le bon comportement humain, selon vous ?

Je ne suis pas une experte en éthique et morale, mais… je peux dire que je ne suis pas fière d’où nous sommes actuellement en tant qu’espèce. Je crois qu’on a encore bien du chemin, mais je ne pense pas que plus de connaissances soient ce qui changera notre comportement. Je ne pense pas que ce qui nous manque se passe entre les deux oreilles, mais, peut-être, plutôt un peu plus bas, dans le cœur.

Love,

— Élizabeth

Le calcul utilitaire du bonheur

Calculez-vous le bonheur du monde ? L’utilitarisme, un mouvement éthique (branche de la philosophie), dit qu’il faut effectuer un calcul d’intérêt avant de poser une action en cas de conflit éthique. Concrètement, cela signifie qu’avant de bouger il faut déterminer quelle action contribuera au bonheur du plus grand nombre… mais honnêtement, qui fait ça ?

Pour illustrer en quoi cette idée peut être absurde, voici l’exemple d’un philosophe. Tranquille dans sa maison. Il regarde à la fenêtre et voit dehors une femme en larmes. Elle est hystérique. Une bête féroce lui arrache son enfant des bras. Le philosophe réfléchit alors à ce qu’il serait le mieux moralement de faire. Il le peut, parce qu’il est bien à l’abri. Si le philosophe avait été dans la rue, il se serait mis à courir dans la direction opposée en se fichant complètement du calcul ou de ce qui est moral ou non. (Rousseau)

Sincèrement, dès qu’il y a un conflit éthique qui me touche personnellement et immédiatement… c’est principalement ma peau que je sauve. Et c’est ce que l’exemple plus haut tente de démontrer. Mais pas parce que je suis égoïste, je crois…, mais plutôt parce que j’ai cet instinct, cette petite voix, qui me crie de me sauver la première. On pourrait l’appeler l’instinct de survie ou le désir de conservation ou l’amour de soi, mais ça revient tout au même. On se sort du trou avant de sortir les autres… de manière générale.

Alors, calculer le bonheur de tous avant de faire une action ? Bof. Dans l’idéal, oui. Calculer mon propre bonheur avant de faire une action ? Eh… un peu plus réaliste, je crois.

Mais la plupart du temps, je n’ai pas le temps de calculer quoi que ce soit.

Saviez-vous que certains poussent l’utilitarisme encore plus loin ? Certains pensent qu’on a une obligation de faire des bébés pour augmenter la population et ainsi augmenter les probabilités de gens heureux.

Je vous laisse y réfléchir.

Alice, voici deux vidéos qui m’ont bien fait penser… bon visionnement !

https://www.youtube.com/watch?v=bOpf6KcWYyw

https://www.youtube.com/watch?v=iqR2bszEcuU

– Élizabeth

Neverland

Neverland, le pays imaginaire, la maison des enfants perdus.

On voit Peter Pan comme un enfant ne désirant pas grandir. Les enfants perdus comme des jeunes que Peter aurait convaincus de rester avec lui.

Mais…je ne les vois pas comme ça.

Selon moi, les enfants perdus sont les enfants intérieurs des adultes qui les ont réprimés au point où ils sont partis, tout simplement. Neverland est le pays des cœurs d’enfants abandonnés au détriment de la vie adulte. La fichue vie d’adulte de marde.

Enfants, ce sont nos parents qui font notre bonheur. Ils capitonnent notre environnement pour que jamais nous ne nous fissions mal. Les petits bobos qui sont inévitables, ils les soignent. Ils leur mettent des pansements. Ils leur font un baume d’amour. Nos parents s’occupent de notre bonheur.

Passé un certain âge, même s’ils voudraient pouvoir nous protéger comme ils le faisaient avant, ils savent qu’ils doivent nous laisser aller. Ils n’ont plus le même empire sur nous. Ce n’est pas possible. Les responsabilités nous rentrent dedans, avec la pire de toutes : celle de faire notre propre bonheur. Avec les responsabilités vient la vie adulte. Certains croient qu’il est alors temps de chasser l’enfant. Plusieurs n’y arrivent pas. Mais ne nombreux autres y parviennent trop bien. Ils ne font pas que le remplacer par l’adulte dans les moments décisifs. Ils l’expatrient. Ils l’exilent. Ils l’excommunient. Et ça, c’est s’ils ne le tuent pas.

Ma question aujourd’hui est la suivante : quel est le mal à être un enfant dans une vie d’adulte ?

Certains peuvent dire : tu n’y comprends rien, attends d’avoir des enfants et tu verras comment ce n’est plus possible.

Mais je crois que c’est faux. Où est le mal à 20, 30, 40 ans de faire un campement dans le salon, où est le mal de jouer à tag, où est le mal de chanter à tue-tête une chanson de camp dans la rue en revenait du bus, où est le mal de monter sur le dos de son copain et de crier Tchou Tchou ?… Moi, je ne le vois pas.

Évidemment, il y a des moments où il est nécessaire de faire taire l’enfant égoïste et impulsif. Mais pourquoi faire taire l’enfant au bonheur simple et facile ? Pourquoi faudrait-il l’oublier ? Si je me souviens bien, l’homme a un instinct de jeu très fort (merci maman, pour cette info). Enfant ou non.

Certains appellent ce que je viens de décrire : des folies. Appeler ça comme vous voulez, moi, je dis que c’est triste que plusieurs acceptent trop facilement de se départir de leur cœur d’enfant. Neverland, selon moi, ne devrait jamais exister. Peut-être que si l’on arrêtait de voir l’âge adulte comme une coupure de l’enfance, peut-être que ça ferait moins mal de grandir.

On ne peut travailler pour autrui sans travailler aussi pour soi – Rousseau

Selon Muhammad Yunus, l’homme a une nature entrepreneuriale et ce serait pourquoi la manière dont le travail est vu dans notre société moderne actuelle pose problème. Nous avons l’impression, en majorité, de travailler pour un autre, d’aider un autre à s’enrichir à nos dépens. Et cela apporte une grande insatisfaction.

Mon titre explique un peu où je veux en venir avec cet article. Rousseau a écrit  : « On ne peut travailler pour autrui sans travailler aussi pour soi ». Il ne l’entend pas nécessairement dans le sens par lequel je vais l’aborder, mais je voulais simplement spécifier que ce n’est pas une formulation qui vient de moi.

L’insatisfaction ne touche pas le fonctionnement de la société, nécessairement, ni le fonctionnement du capitalisme… mais plutôt notre vision du travail. Simplement changer notre attitude et notre regard pourrait faire une grande différence, selon moi. Non seulement cela peut augmenter notre moral, notre enthousiasme à aller travailler, mais aussi toute notre vie. Des fois, j’ai l’impression qu’on sous-estime le poids d’un job qui ne nous nourrit pas.

Dans notre société moderne, ce que l’on échange, c’est du temps. Je donne de mon temps dans une librairie indépendante contre de l’argent. Non. Contre le temps des autres. Ils me payent parce qu’ils ont eux-mêmes échangé leur temps contre de l’argent. Il ne m’a pas fallu d’études pour y être employé, alors je n’échange que mon temps présent. Mais un médecin, par exemple, échange aussi du temps passé, c’est-à-dire des années d’études. En effet, il échange son temps présent et il en est rémunéré, mais il ne perçoit pas le même salaire que moi, parce qu’il a d’abord pris le temps de faire des études (qui lui ont demandé plusieurs années de sa vie).

Le temps est notre bien le plus précieux. L’organisation en société nous permet d’en gagner. Le cordonnier n’a pas le temps de cultiver et d’engraisser sa nourriture. L’agriculteur n’a pas le temps d’usiner des tracteurs. Le PDG de John Deer n’a pas le temps d’inventer l’ordinateur, etc. Par contre, le PDG de John Deer a besoin de chaussures, de nourriture et de l’intelligence artificielle. De même que le cordonnier a besoin que le PDG de John Deer usine des tracteurs pour que l’agriculteur puisse produire sa nourriture et que l’agriculteur a besoin du cordonnier autant que de l’inventeur de l’ordinateur, etc. Nous sommes tous interdépendants. Quand on travaille pour un autre, on finit toujours par travailler pour soi.

C’est parce que je travaille dans une librairie que des agriculteurs travaillent les champs et me permettent de me nourrir. C’est parce que je travaille dans une librairie qu’on peut envoyer des astronautes dans l’espace qui pourront recueillir de nouvelles informations qui nourriront ma curiosité.

En changeant notre vision du travail, on y trouve une nouvelle motivation, selon moi.