Dernier billet

Et voilà ! L’année se termine, une autre commence. Et c’est ainsi que s’achève l’aventure Ado 4v1. Je vous avais promis un an de billets, un an de discussions, un an de blogue.

Mais la réflexion et le questionnement ne s’arrêtent pas là. Je vous encourage à poursuivre mon examen, car, comme Socrate a dit (selon Platon) une vie sans examen constant n’est pas excellente (c’est un peu reformulé, je sais).

J’espère vous avoir fait réfléchir cette année et vous avoir inspiré des conversations avec votre entourage… étant donné que c’était le but du blogue. J’ai adoré partager cette année avec vous. Nous avons touché à de nombreux thèmes : amour, famille, études, éducation, capitalisme, minimalisme, croyance, philosophie et bien d’autres. Nous nous sommes inspirés des paroles d’autres et nous nous sommes examinés, pour essayer de découvrir ce qui se cache au fond de nos habitudes, de nos peurs, de nos doutes…

J’ai réalisé mon défi. Même s’il y a eu quelques… erreurs de parcours. J’ai appris à gérer un blogue, j’ai perdu une coadministratrice en route, j’ai publié un article par semaine pendant 1 an (je sais, j’ai manqué quelques semaines), j’ai appris à gérer la critique (de la part de proches et d’étrangers), je me suis ouverte au monde et j’ai cessé d’être nerveuse à l’idée de la publication (j’étais morte de trouille à ma première publication sur Ado 4v1). J’ai grandi et c’est ce que je vais faire l’année prochaine aussi (au moment de l’écriture de ce billet, nous sommes le 30 décembre).

Qu’avez-vous appris cette année ? En quoi vous êtes-vous améliorés ? Quelles sont vos réussites ?

Souvent, au Jour de l’An, on a tendance à faire un bilan négatif. Je n’ai pas fait ça, alors que je m’étais dit que j’allais le faire. Bla. Bla. Bla. Renversez la tendance cette année et faites une liste de tout ce dont vous êtes fiers. Et ne faites pas trop de plans pour l’année prochaine parce Life is what happens when you are busy making plans (je ne sais plus où j’ai entendu ça, pour faire changement).

Laissez-moi en commentaires des conseils sur comment m’améliorer pour mon prochain blogue ou encore dites-nous ce que vous accomplis cette année !

Gros bisous à tous et bonne continuation.

Merci,

Élizabeth

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Salutation à vous !

Bonjour, bonjour, à vous. Bienvenue sur Ado 4V1, un site non scientifique, avec aucune étude citée (que des ouï-dire, un peu d’amour et d’expériences personnelles). Vous voici à l’inauguration de notre site (ce qui est génial, c’est que vous n’êtes pas obligé d’y être en direct ! vive l’écriture et le web). Donc, un gros bonjour […]

Étudier ou décorer : un dilemme plus profond

Entre l’arrivée de Noël et les examens de fin de sessions, les conversations entre étudiants se résument normalement à deux sujets : les examens et les vacances. Mais j’ai récemment eu une conversation différente de toutes celles que je n’ai jamais eues à ces sujets. J’ai parlé de la relation étude-famille (je sais que je défige une expression, mais vous allez comprendre où je m’en vais).

On entend toujours parler de concilier travail famille. Comment trouver l’équilibre entre les deux est important. Comment faire pour gérer son temps et son énergie. Etc. Mais le fait est que l’on parle peu de la conciliation étude famille.

Ceux qui ne sont pas aux études, peut-être ne verrez-vous pas l’intérêt de ce billet, mais le blogue s’appelle Ado 4v1, donc… désolée ?

Continuons. Je discutais de sapin de Noël et de décorations et d’études, quand une collègue étudiante m’a dit : « On fait le sapin ce soir, mais je ne sais pas si je vais pouvoir le décorer avec ma famille… » Évidemment, je lui ai demandé pourquoi. Elle m’a dit « Parce que je dois étudier, j’ai un examen qui s’en vient. »

Là, je me suis arrêtée pour réfléchir. Moi, j’ai eu le temps d’aider à décorer le sapin. OK, je travaillais pendant la plus grosse partie de l’opération décorations de Noël, mais j’ai fait le sapin avec ma famille. Je n’ai pas été aussi présente que lorsque j’étais au secondaire, mais je l’ai plus été que lorsque j’habitais en dehors de la maison familiale. J’ai fait un entre-deux. Mais je l’ai fait. Pourquoi elle, qui a un cours de moins que moi et qui fait moins d’heures que moi à la job, n’a pas le temps de décorer le sapin avec sa famille ?

Alors ça m’a frappé. Parce que ce n’est probablement pas une priorité pour elle.

Entre temps en famille et étude pour un gros examen, qui choisi à coup sûr étude ? Moi, je vais souvent choisir étude, mais, de temps en temps, je vais choisir famille (je pense que c’est ça, la conciliation, un entre-deux). Si on me prévient d’un certain évènement où l’on souhaite ma présence (souper, sortie, etc.), je vais mettre les bouchées doubles toute la semaine pour essayer d’y être. Parce que, pour moi, la famille est importante. Plus importante que l’école, que le travail. Parce que, qu’on le veuille ou non, elle est là pour rester. Et qu’on le veuille ou non, des tas d’études scientifiques (psychologiques) sont en train de prouver que ce qui rend réellement les gens heureux, ce sont les relations qu’ils entretiennent avec d’autres.

J’ai réussi à gérer 4 cours en accéléré et un job d’été d’une quinzaine d’heures par semaine pendant toute une session de façon à ce que mes fins de semaine soient à peu près libres. Ça m’a permis d’aider mon copain à étudier, de faire des sorties avec lui et avec ma famille et de prendre du temps pour mes amis. J’ai travaillé fort, mais ça a valu la peine, car j’ai vécu des moments mémorables et je me suis fait des souvenirs qui me resteront toute ma vie. Me plonger dans mes études, 7 jours sur 7, m’aurait-il apporté autant ? J’en doute fort.

Vendredi fou

Le vendredi fou ou vendredi noir sont des traductions de Black Friday, terme emprunté aux autorités policières qui désignait à l’origine les bouchons de circulation et l’achalandage pendant le temps des achats des fêtes. Si le terme vendredi noir est une traduction plus littérale, c’est le terme vendredi fou qui a pris le dessus dans le Canada français, rendant plus compte de la folie de cette fête.

Une fête, oui, c’est ce qu’est devenue cette journée : une célébration de la consommation. Les détaillants baissent leur prix en ligne comme en magasin dans le but d’attirer des clients et de les voir repartir avec un panier plein d’articles. Ils ne perdent certainement aucun profit à donner des rabais de 80 % sur l’électronique, du moins tant que les consommateurs repartent avec un panier rempli. Leur plus grande peur : un client qui passe à la caisse avec qu’un seul article, avec ce qu’il avait besoin. Je suis certaine que ça leur donne des cauchemars. Mais, la chance ! ça n’arrive presque jamais. Pourquoi ?

C’est simple. Nous vivons dans un monde de matérialisme, mais pas de la bonne sorte de matérialisme. Juliet Schor, analyste de la culture de consommation, présente deux sortes de matérialisme : celui qui est le plus présent aujourd’hui et le vrai matérialisme. La première façon de consommer est une consommation axée sur l’esthétique, sur le bien paraitre. On consomme beaucoup plus sur ce que le public va voir : la maison, l’auto, le sac à main, les vêtements, etc. que sur ce que les gens ne verront pas nécessairement. Non seulement ça, mais la mode changeant rapidement, on achète, on jette et on rachète quelque chose de plus in. Parce que ces objets perdent de la valeur sociale, on les change. On est matérialiste, mais on ne pense plus à la matérialité des choses. Le vrai matérialisme est donc de se rendre compte de l’importance des biens matériels et de leur conférer cette importance. Dépenser plus pour des biens qui durent plus longtemps, qui ont une moins grosse empreinte écologique, qui apporteront plus de satisfaction, etc.

Mais si l’environnement n’est pas une motivation suffisante, il faut penser à son porte-feuille. Une famille canadienne moyenne doit 8 500 $ (The average Canadian owes $8,500). Ce n’est pas si mal vous dites. Attendez un peu. 8 500 $ de dettes de consommation, EN EXCLUANT L’HYPOTHÈQUE. Si on exclut de cette moyenne ceux qui disent ne pas avoir de dettes de consommation, le nombre monte à 15 473 $. C’est énorme ! C’est seulement la moyenne canadienne des dettes de consommation. Imaginez les hypothèques. Imaginez les deux combinés (les chiffres datent de 2017). Tout ça parce que l’on veut plus que ce que l’on peut se permettre. Et ne vous méprenez pas, les gens s’en inquiètent, mais qui peut résister au vendredi fou ?

Je ne vous souhaite qu’une chose pour cette semaine : repartir des magasins avec qu’un seul article dans votre panier. Encore mieux : aucun.

Autrice

Je ne me souviens pas vous avoir dit pourquoi j’emploie le terme « autrice » à la place du terme « auteure », communément accepté. C’est tout simple. C’est parce que le féminin régulier des termes en -teur est -trice ou -teuse. Par exemple, directeur/directrice, orienteur/orienteuse, acteur/actrice… Pourquoi auteur au féminin est auteure ? Impossible à dire. Mais le fait […]

Vous marierez la mauvaise personne

J’ai récemment fait une petite trouvaille sur les internets de la vie. Why You Will Marry the Wrong Person est une conférence sur l’amour et notre déception face à lui. Le conférencier clame que la plupart d’entre nous, si ce n’est tout le monde, mariera la mauvaise personne, parce que ce l’on cherche en amour, c’est la personne qui nous fera mal de la même façon que nos parents nous ont fait mal. Puisque la seule forme d’amour que l’on connait, au début, est celle de nos parents, si on ne retrouve pas chez l’autre les mêmes comportements que l’on retrouvait chez eux, nous ne sommes pas satisfaits. 

C’est pourquoi nous avons un type et qu’il est presque impossible d’en déroger. Nous recherchons le familier, la personne qui pourra nous faire mal de la même façon que nos parents le faisaient.

La seule chose que nous pouvons faire, c’est changer notre réaction. À la place de répliquer les réactions que nous avions enfants, on peut réagir de façon plus mature et discuter. 

La discussion, autre point que mentionne le conférencier. Selon lui, l’amour est d’accepter de vouloir connaitre les comportements d’une personne et les reconnaitre pour mieux la comprendre. Mais c’est aussi de dire à l’autre ses défauts pour l’aider à grandir, car l’on voit rarement ses propres défauts. Personne n’est facile à vivre avec, selon lui. Nous sommes tous étranges et nous devons gérer l’étrangeté de notre partenaire, mais personne n’a l’obligation d’accepter toute l’étrangeté de l’autre. C’est pourquoi la critique constructive joue un grand rôle en amour. Et c’est pourquoi refuser de dire pourquoi nous sommes blessés, nous sommes fâchés ou tristes à notre partenaire est idiot. Il faut au contraire expliquer notre réaction face au comportement irritant de notre partenaire, pour qu’il devienne une meilleure personne.

Nous marierons tous la mauvaise personne parce que nous ferons un compromis. Est-ce mal ? Non, dit-il. C’est tout à fait naturel. La vie est un compromis. Si nous attendons pour la perfection, nous ne la trouverons jamais. Il faut faire des compromis, même en amour.

Et que dire de la fameuse accusation : ils restent ensemble que pour les enfants ? Eh bien, le conférencier s’exclame que c’est une magnifique raison, que c’est l’une des meilleures raisons qu’il existe. 

NaNoWriMo

Bonjour à tous ! Simplement pour faire une petite annonce. Cette année, pour la troisième année consécutive, je participerai à NaNoWriMo. Qu’est-ce ? C’est le National November Writing Month. Il s’agit d’un évènement en ligne, principalement, qui réunit des auteurs et des écrivains de partout à travers le monde pour écrire 50 000 mots en un mois. […]