Apprendre l’Histoire

On apprend l’histoire pour ne pas la répéter. À ce qu’on dit. Non, mais, honnêtement, est-ce que je ne vois pas l’évolution ou est-ce qu’on joue tout en boucle ? Ce que je veux dire, c’est qu’on apprend l’histoire depuis des milliers d’années. Depuis Thucydide et Hérodote, en fait. Avant on apprenait une histoire truffée de mythes, de légendes, d’anecdotes et de témoignages douteux analysés par des historiens amateurs qui avaient tous un message à faire passer. Aujourd’hui l’histoire reste un art, même si nous l’avons rapproché de la science en lui donnant une méthodologie et les moyens de s’appuyer sur quelque chose de plus tangible que la mémoire : l’archéologie et l’étude des textes. Oui, l’histoire grand public est manipulée. On énonce des faits, au détriment d’autres, on rend l’histoire plus intéressante et plus mystérieuse qu’elle ne l’est et l’État manipule ce qui est enseigné aux préuniversitaires. Oui l’histoire est truffée de questions, d’hypothèses et de paradoxes auxquels on cherche des réponses, mais jamais on ne les crée, comme on a pu faire avant.

En apprenant une histoire avec une méthode rigoureuse, des preuves et des constats de plus en plus pointus et incontestables. En essayant le plus possible de démocratiser cette histoire en la partageant de toutes les manières possibles. En s’efforçant de mettre l’emphase sur l’importance de l’histoire pour mieux comprendre le présent. Où en sommes-nous rendus ? À la répéter, encore et encore, j’ai l’impression.

À quoi bon apprendre l’histoire si on n’en apprend rien ? Quant à ça, mieux vaut tout simplement la raconter, comme on conte une légende autour d’un feu : avec mystère, suspense et faits.

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Qu’est-ce que la philosophie, pour moi ?

J’emploie ce terme depuis un moment déjà, peut-être même depuis le début de notre rencontre, mais je n’ai jamais vraiment expliqué ce qu’il signifie, tout ce qu’il implique. Évidemment, tout le monde a une idée de ce qu’est la philosophie.

Philo (phileo) : amour

Sophie (sophia) : sagesse

La philosophie est l’amour de la sagesse. Mais qu’est-ce que cette sagesse ? Je dirais, pour faire simple, que c’est la connaissance de la vie. Ainsi, la philosophie est l’amour de la connaissance de la vie. Mais pas une connaissance « scientifique ». Je dirais une connaissance quasi spirituelle, du moins c’est ce que je crois que les Anciens désiraient en devenant philosophes. Ce que la philosophie « traditionnelle » cherche est bien davantage des connaissances sur l’art de bien vivre que ce que la philosophie est devenue aujourd’hui : une discipline élitiste de lettrés qui baragouinent entre eux à propos de « hautes questions » dans des termes si compliqués qu’on n’est même pas sûr qu’ils se comprennent.

Pour rappel, j’ai fait un Certificat en philosophie. 😉

Avec une définition de la sorte, la philosophie se rapproche beaucoup d’« avoir une philosophie », c’est-à-dire une ligne d’actions directrice dans sa vie.

Vous devez comprendre maintenant pourquoi je vous parle de philosophie dans un dossier sur le minimalisme et l’éducation. La philosophie permet de trouver sa philosophie. Explorer les ouvrages de philo et développer sa pensée critique est, selon moi, indispensable pour se donner une bonne ligne directrice. Évidemment, on peut se baser que sur son expérience et son imagination pour donner un sens à sa vie, mais… qu’est-ce qu’on fait quand on a pas beaucoup d’expérience ? Quand on ne peut pas avoir tout vécu ? Quand on est jeune ? Quand on est perdu ? On va voir ce que les autres ont fait avant nous, ce qu’ils ont pensé, imaginé, vécu, déduit, etc.

On va voir leurs philosophies, pour se faire une tête sur ce que la nôtre devrait être ou du moins ne devrait pas être.

Pas d’internet à la maison ?

Pourquoi pas ? Je dirais. J’ai même le goût d’essayer, pas vous ?

Le but de mettre la TV et le routeur à la porte est bien sûr, vous l’aurez compris, se débarrasser de distractions qui gobent du temps sans apporter un sentiment de satisfaction réelle. Plus de TV, plus d’internet, ça signifie aussi plus de consoles. Fini ces heures à jouer à FABLE en oubliant de manger toute une journée, fini ces heures devant la TV a se taper une série en une journée, fini ces heures à regarder toutes les recommandations de YouTube les unes après les autres, en gros ? Finis ces heures perdues qui fatiguent le génie et les yeux et qui sont vite suivies de culpabilité.

On remplace par des moments en famille, du jardinage, du DIY, du bricolage, de la lecture. En gros ? Des choses que vous voulez faire depuis toujours, mais pour lesquelles vous n’avez pas suffisamment de temps pour.

C’est peut-être radical, par contre. Pourquoi ne pas s’imposer des limites, comme on fait aux enfants ? Après 2 h de YouTube : on ferme. Après 1 émission : on va dehors. Etc.

Mais peut-être que ce ne sera pas suffisamment efficace, après tout… « juste un dernier chapitre », tout le monde connait.

L’essentiel et rien d’autre

Qu’est-ce que ça signifie ? Je vous ai déjà parlé de garder dans votre vie que ce qui lui ajoute de la valeur. Eh bien, c’est ça, l’essentiel. Il s’agit principalement de conserver et d’accepter dans sa vie que des objets, des relations, etc. qui correspondent à ce qui est essentiel pour vivre VOTRE vie.

Les livres physiques, papiers, sont essentiels à ma vie, parce que je suis une femme de lettres qui ne supporte pas d’être tout le temps sur un écran (déjà que je passe la majorité de ma vie devant un écran). Les livres ont quelque chose de nostalgique, de magique et de merveilleux… selon moi. Certains minimalistes sont extrémistes et affirment que l’on ne devrait pas conserver de « collection ». Mais sincèrement, à la fin de ce parcours, c’est vous qui allez vivre ces choix. Moi, je ne peux pas me débarrasser de mes livres. Peut-être éventuellement, mais pas au stade où j’en suis.

Les pros du minimalisme se montreront parfois comme des gens ne vivant pas même avec un matelas. Encore là, c’est vous qui décidez ce qui est essentiel à votre bonheur. Certains ont déterminé qu’une télévision ruinait leur vie, d’autres qu’internet était à bannir de la maison, etc. (je vous expliquerai dans un autre article).

Trouver ce qui est essentiel dans votre vie est la première étape du minimalisme, je dirais. Avant de tout mettre à la porte, il faut savoir ce qu’on ne peut pas vivre sans.

La mode du minimalisme

Tout le monde parle ces temps-ci de minimalisme, de vivre simplement, etc., etc.

Certains prônent le lagom (?), un mode de vie scandinave qui est à la limite du minimalisme (selon ce que j’ai entendu dire). Ne pas parler de minimalisme dans la description de leur « lifestyle » permet de ne pas faire peur à leurs futurs adhérents. Ne vous inquiétez pas, ce n’est pas minimaliste, c’est « juste assez ».

Mais… c’est ça, le minimalisme.

Pourquoi a-t-on si peur de ce mot qu’on le remplace par “juste assez”, sans même tenter (bien souvent) d’expliquer ne serait-ce ce que c’est que le minimalisme ?

Ça fait un moment que je suis ce mouvement alors que je crois être capable de vous en faire un topo.

Le minimalisme, c’est :

Un mode de vie qui s’applique au quotidien, autant dans les relations que dans les habitudes de consommation. Il s’agit de ne garder dans sa vie et de n’accepter dans sa vie que des choses qui y ajoutent de la valeur. Ne pas garder des choses ou des relations nuisibles ou inutiles et encombrantes. Le minimalisme, c’est désencombrer sa vie, trouver le “juste assez”.

Il ne s’agit pas de vivre dans la pauvreté. Il ne s’agit pas de n’avoir qu’une chaise et un matelas de sol et une cuisinette et une salle de bain dans la même pièce. Il ne s’agit pas d’avoir un garage double non plus, on s’entend.

Il s’agit de réellement trouver l’équilibre entre trop et pas assez, en tendant, oui, vers un “moins, mais de meilleure qualité, c’est mieux”. Des amitiés plus profondes, mais peu nombreuses vs des tas de connaissances ? Le minimaliste tarderait vers le premier choix. Il en va de même dans toutes les sphères de sa vie.

Je ne vois pas en quoi il faudrait avoir peur de désencombrer sa vie. On devrait avoir peur du contraire… L’encombrement coute très cher. Ça coûte de l’énergie, de l’argent, de l’espace, du temps, du stress, etc.

Camoufler le minimalisme, aujourd’hui, je crois, est aussi grave que de camoufler les changements climatiques. La société est, selon moi, clairement aussi malade que le monde en ce moment (peut-être la-t-elle toujours été), mais si le minimalisme pouvait aider ?

Qu’en pensez-vous ?

Minimaliste

J’ai l’impression qu’on a encore peur de toujours manquer de quelque chose. Mes grands-parents ont travaillé fort pour se payer un mode de vie luxueux, mes parents ont grandi avec cette mentalité de travailler pour avoir une situation encore meilleure que leurs parents et, aujourd’hui, alors que le niveau de vie moyen occidental est assez élevé nous cherchons encore à avoir plus.

Les maisons ne cessent de grossir alors que les familles rapetissent… Mais les garages sont si embourbés qu’il n’y a même plus de place pour garer la voiture. Normal, on possède en moyenne 30 000 objets dans sa maison ! Il n’est pas rare de voir plus de télévisions dans une maison qu’il y a d’occupants…

Il y a un problème quelque part. On accumule, encore. Est-ce une mentalité persistante, avoir peur de manquer de quelque chose ? Ou l’« American dream » qui a encore de l’effet ? Ou juste un problème de la société capitaliste de consommation dans laquelle nous vivons ? Je n’en sais rien, mais le fait est que l’on peut faire quelque chose contre ce mouvement. Enseigner en donnant l’exemple.

Bienvenue chers amis dans le monde du minimalisme. Le monde où il ne nous manque de rien, mais où on n’a rien en trop. Le monde où tout ajoute une valeur à notre vie et rien ne l’encombre.

Le prochain dossier : minimalisme et éducation d’un citoyen.

Ne me demandez pas pourquoi les deux, ensemble, je trouve juste que ça colle bien.

Un grand philosophe (je ne me souviens plus qui) a dit un jour (je ne sais plus quand) que le plus grand cadeau que l’on puisse faire à ses enfants n’est pas une fortune. Au contraire, accumuler une fortune pour la léguer à ses enfants serait une erreur monumentale. Le plus grand cadeau que l’on […]

Vivre pour travailler, pas vraiment le rêve

Je vous ai promis de parler de vacances pendant un moment, alors voilà : je vous parle de vacances… encore. Mais cette fois, je vais inverser ce que j’ai fait dans le précédent billet. Je vais vous parler de vacances, en vous parlant de travail.

Vous avez très probablement entendu l’expression : travailler pour vivre. Elle est ordinaire et commune. Mais avez vous déjà entendu celle-ci : vivre pour travailler ? Oui ? Non ? Peu importe parce que je vais vous en parler.

J’ai toujours l’impression quand les gens disent qu’ils veulent avoir un bon travail pour bien vivre qu’au final ce qu’ils impliquent c’est qu’ils vont vivre pour travailler et non travailler pour vivre. La différence est grandiose entre les deux. Travailler pour vivre signifie avoir un job ou plusieurs qui te permettent de vivre, c’est-à-dire manger, se loger, se vêtir, avoir du temps pour soi et pour ses amis et sa famille, avoir du temps de loisir (parce que, oui, jouer est considéré comme un instinct primordial chez l’homme), etc. Vivre pour travailler signifie travailler des heures de fou, s’épuiser à s’en rendre malade, ne pas avoir de temps pour soi ni pour les amis et encore moins pour cultiver une passion (autre que le travail), etc. Vous comprenez le point.

De plus en plus, aujourd’hui avec Internet et autres, on découvre de nouvelles façons de travailler. Avant, si on voulait que l’argent rentre quand on ne rentre pas il fallait lancer son entreprise et avoir les moyens de payer des employés ou investir dans l’immobilier à revenu ou écrire des romans/guides ou quelque chose du genre. Aujourd’hui on peut ouvrir une boutique en ligne, donner des cours en ligne, tenir un blogue que l’on préprogramme (par exemple), etc. Les options sont encore plus nombreuses, mais, à mon grand désarroi, c’est encore quelque chose qui fait peur. En effet, les gens avec lesquels je discute ont peur de ce que je leur présente quand je dis que plus tard je veux un site internet où je vendrai des cours, un autre où je parlerai de ma passion pour l’environnement, que je veux écrire des livres, investir à la bourse et dans l’immobilier, enseigner…

Ils doivent se dire : mon dieu, elle ne gagnera jamais sa vie de la sorte ! Rien de tout ça ne rapporte vraiment…

Mais, moi, je ne vois pas les choses ainsi. Mes investissements dans l’immobilier ? S’ils payent la maison, je suis heureuse. Mes sites et mon enseignement ? S’ils payent la bouffe, je suis heureuse. Mes livres et mes investissements à la bourse ? S’ils payent mes loisirs et un voyage par année, je suis heureuse.

Ai-je besoin de plus ? Non. Bon, peut-être, de me vêtir, mais mettons cette dépense et les dépenses de santé réparties un peu partout dans la planification. Et voilà !

Mon point étant, je veux travailler pour vivre et que, ça, malgré là où on en est rendu aujourd’hui, fait souvent peur… À n’y rien comprendre.

La plus triste phrase que j’ai entendue cet été

Cet été, j’ai entendu la même phrase encore et encore et je dois dire qu’elle est la plus triste phrase que j’ai entendue depuis un longtemps. C’est une phrase que j’avais auparavant entendue maintes fois, mais dont je n’avais pas réalisé la portée. Vous l’avez probablement déjà entendu ou même déjà prononcé. C’est une phrase très commune, mais qui désormais me brise le cœur.

Pourquoi maintenant ? Certainement parce que je suis rendu à cette étape dans ma vie où je dois penser à mon avenir professionnel et personnel. Chose ardue, mais qui m’a fait réfléchir au sens de la vie, de ma vie. J’ai compris ce que je veux et ce que je ne veux pas, mais plus encore j’ai compris à quoi je ne voulais pas ressembler plus tard et il est certain que je ne veux jamais prononcer cette phrase désolante :

 

« Ah ! Qu’on est bien en vacances… »

 

Cette phrase à l’apparence toute simple cache beaucoup de sous-entendus. Certains diront : « Mais elle est banale cette phrase, tout le monde aime les vacances ! C’est normal ! » Mais est-ce si normal que ça ?

Ce que cette phrase signifie réellement, selon moi, c’est qu’on est bien quand on ne travaille pas. Or, on travaille le plus clair de son temps. Tout le temps qu’on travaille, on est mal et on attend les vacances avec impatience parce « Ah ! Qu’on est bien en vacances… » ? C’est tout simplement horrible comme façon de penser !

Qu’est-ce que ça signifie au final ? La personne n’aime pas son travail, la personne travaille trop, la personne n’aime pas la routine qu’elle s’est créée, etc. Peu importe ce qui se cache sous cette phrase, ce devrait être changé prioritairement ! On ne passe pas sa vie en vacances, mais on peut faire en sorte que sa vie sente les vacances. Non ?

Alors, normal de préférer les vacances au reste de sa vie ? Peut-être que ce l’est aujourd’hui, mais je ne crois pas que ça devrait l’être. Qu’en pensez-vous ?

Bonjour à tous ! Je reviens tout juste de vacances, les prochains articles aborderont donc ce thème : les vacances. Il est certain que le lien est proche avec les billets sur le travail que vous avez pu lire précédemment sur ce blogue. Ainsi, je vous propose cette semaine de, peut-être, aller les relire pour vous donner […]